Jean-Jacques Annaud, Le chantier invisible : une exposition inédite à partir du 20 mars

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La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé pousse les portes des plateaux de tournage d’un maître du septième art à travers une immersion inédite dans les coulisses de ses plus grands chefs-d’œuvre. Du 20 mars au 31 octobre 2026, Le chantier invisible dévoilera les secrets de fabrication des films de Jean-Jacques Annaud. De ses fresques monumentales à ses reconstitutions millimétrées en passant par ses défis techniques extrêmes, l’exposition est un hommage fascinant à ce réalisateur sans frontière qui dévoile, pour la première fois, l’envers de ses décors et ses plus grands secrets.

De La Victoire en chantant à L’Ours, de La Guerre du feu au Nom de la rose, de Sept ans au Tibet à Deux frères, l’œuvre de Jean-Jacques Annaud traverse les continents, les époques et les imaginaires. Dès son premier long métrage, La Victoire en chantant, couronné de l’Oscar du Meilleur film étranger en 1977, se dessine une méthode de travail singulière qui signe la carrière du cinéaste :

–          Le monde est sa maison. Jean-Jacques Annaud a tourné dans plus de 40 pays, pour des productions françaises comme internationales ; son œuvre mêle autant de grandes stars que d’acteurs non professionnels, des êtres humains autant que des animaux…

–          Il ne laisse rien au hasard. Ancien publicitaire, fort de kilomètres de pellicule déjà tournés lorsqu’il réalise son premier film, il a appris à anticiper chaque situation, à penser le film dans ses moindres détails, bien en amont du tournage.

–          Sa vie est faite de rencontres. S’il supervise l’ensemble du processus de création, Jean-Jacques Annaud s’entoure des collaborateurs les plus chevronnés dans tous les domaines de la production, convaincu que le cinéma est avant tout un travail collectif.

–          Le cinéma est son chantier à rêves. Il tourne ce qu’il a envie de tourner, se fixe peu de limites et s’appuie sur toutes les technologies disponibles pour donner forme à ce qu’il imagine.

Un parcours dans les coulisses des films de Jean-Jacques Annaud.

« Faire un film, c’est du boulot. Si on n’a pas envie de travailler, il ne faut pas faire de films » Jean-Jacques Annaud

De l’avis de tous ceux qui ont collaboré avec lui, JJ (prononcer Jay-jay, c’est son surnom) est un bourreau de travail. Chaque film est pour lui prétexte à une exploration d’une exigence extrême. C’est un réalisateur, mais c’est avant tout un chercheur. Sa discipline est celle d’un architecte de l’invisible, de tout ce qui doit savoir s’effacer quand le film est projeté sur les écrans.

Comment s’assurer de la qualité de jeu d’un petit ourson ? En élever douze. Que ledit ourson poursuive un papillon ? Faire appel à un éleveur de papillons. Comment écrire des dialogues pour des personnages préhistoriques pratiquant des formes de communication non-verbale ? Inventer un langage avec un linguiste. Tel un bibliothécaire bénédictin, Jean-Jacques Annaud a conservé toute la documentation qui raconte 50 ans de son œuvre. Complétée par les collections de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, de la Cinémathèque française, et de collections privées, l’exposition fera découvrir au spectateur ces exceptionnelles archives. Elle plongera le visiteur dans les méticuleuses préparations qui entourent la réalisation de ses films, depuis les recherches documentaires jusqu’à leur sortie en salle, en passant par les repérages, la préparation, le tournage et la post-production Le parcours de l’exposition mènera le visiteur dans les coulisses de l’élaboration d’un film à travers story-boards, costumes, éléments de décor, maquettes, dessins, photos, scénarios, notes d’intention, castings, musique, interviews et bien sûr, extraits de films.

Parmi les pièces rares, un manuscrit enluminé du XIVe siècle posé sur son lutrin, réplique fidèle réalisée d’après des originaux, fera revivre l’ambiance mystique du Nom de la Rose (1986). Il sera accompagné de la fameuse maquette de l’abbaye, témoignage du décor gigantesque conçu par le légendaire Dante Ferretti, accompagnée de ses plans et photos de construction.

L’exposition consacrera également une place importante au film Notre-Dame brûle (2022). Les éléments de décor tels que la fresque de la chapelle aux Sept Douleurs, le trésor de Notre-Dame, son porte-reliquaire et les célèbres chimères seront présentés au public, ainsi que les maquettes de préparation (le Beffroi en feu, « la forêt », la nef avec l’effondrement de l’oculus), qui mettent en lumière la rigueur et l’attention extrêmes portées par Jean-Jacques Annaud à la justesse historique et matérielle.

Conçu lors du tournage pour habiller les horizons du film, le tank de Stalingrad (à l’échelle 1/10ème – 126cm), fera revivre cette grande fresque historique de Jean-Jacques Annaud réalisé en 2001.

Au-delà des décors, les costumes tiendront aussi une place importante au sein de l’exposition. Vous admirerez notamment la robe emblématique portée par Jane March dans L’Amant (1992), entourée de dessins originaux de la chef costumière Yvonne de Sassinot de Nesle.

Les documents iconographiques seront également largement représentés. L’exposition mettra en lumière l’art de l’affiche avec la toile originale de Philippe Druillet pour La Guerre du Feu (1981), accompagnée de ses croquis préparatoires, ainsi qu’une collection d’affiches françaises et internationales.

Enfin, pour la première fois, des documents de travail personnels seront dévoilés. Les storyboards originaux, annotés et dessinés par Jean-Jacques Annaud lui-même ou par ses collaborateurs Norbert Iborra et Maxime Rebière. Ils permettront de comprendre comment chaque plan est pensé, découpé et chorégraphié en amont du tournage.

Autour de l’exposition

►Carte blanche :

Du 13 au 30 mai 2026, la Fondation offrira une carte blanche cinéma à Jean-Jacques Annaud. Le réalisateur confie ses inspirations et souvenirs cinématographiques dans une sélection des chefs-d’œuvre du cinéma muet réalisés par les plus grands cinéastes : Serguei Eisenstein, Vsevolod Poudovkine, Charlie Chaplin, Buster Keaton, Harold Lloyd, Abel Gance, René Clair ou Murnau.

►Projections de films de Jean-Jacques Annaud :

Dans le cadre de la Cinémathèque Pathé, quatre films réalisés par Jean-Jacques Annaud et produits par Pathé seront projetés à la Fondation : L’Ours, L’Amant, Les Deux frères et Notre-Dame brûle. Le 10 avril 2026, Jean-Jacques Annaud donnera une masterclasse suivie d’un échange avec le public avant la projection des Deux Frères. Au mois de juin (date à confirmer), Jean Rabasse, chef décorateur sur le film Notre-Dame brûle viendra parler de son travail sur le film avec le chef opérateur Jean-Marie Dreujou et l‘assistant réalisateur Mathieu de la Mortière. (Sous réserve)

► Visites guidées :

Outre les visites guidées hebdomadaires du jeudi, des visites guidées pour les scolaires et le jeune public seront proposées sur demande.

LE CHANTIER INVISIBLE

Dans les coulisses des films de JEAN-JACQUES ANNAUD

Exposition dédiée au cinéaste

Du vendredi 20 mars au samedi 31 octobre 2026

à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Adresse :

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

73 avenue des Gobelins

75013 Paris

 

Horaires :

Mercredi et jeudi 14h – 19h
Mardi et vendredi 14h – 20h30
Samedi 11h30 – 19h

 

Site Internet :

www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com

 

Tarifs :

 

Visite des expositions, sans film :

Tarif plein : 5€

Tarif réduit* et partenaire* : 3€

 

Billet couplé 1 séance de cinéma

+ accès aux espaces d’exposition :

Tarif plein : 7 €

Tarif réduit : 5,50 €

Moins de 14 ans : 4,50 €

Carte 5 places (valable 3 mois) : 20 €

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